(Auto)biographie

Avouez que vous n’auriez pas osé !

En tant que traducteur littéraire, on a rarement l’occasion de choisir le titre des livres que nous traduisons.
Pour autant, nous pouvons orienter les éditeurs.

J’ai encore le nez dans une traduction portant sur Augustin et ses Confessions.
Alors, je me suis procuré quelques exemplaires du texte.
L’une d’elles sort du lot !

L’ouvrage a été (re)baptisé – sans jeu de mots théologique !
Et le traducteur, Frédéric Boyer, s’en explique :

« Autant que possible, j’ai évité l’usage des mots français confession et confesser auxquels j’ai préféré aveu, avouer ou confier, se confier. L’idée est moins de déconfessionnaliser l’œuvre d’Augustin que de faire violence aux traditions de sa réception. D’extraire l’œuvre de son “langage reçu” ».

Faire violence aux traditions de sa réception, donc.

Au même moment, je relis Le joueur d’échecs de Zweig.
Et la traductrice, Brigitte Vergne-Cain, écrit :
« Nous sommes convaincus qu’il faut, par égard pour le public et les traducteurs, conserver le premier titre qui fait entrer une œuvre dans une langue étrangère – même s’il est contestable… et il l’est toujours ! »

Et vous, ami lecteur, ami traducteur, quel est votre avis ?

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *